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Visitez le site du CICM   N°09 | Décembre 2017
 
L'actu
Formation conjointe des élus CMCA (Centrafrique) et MUCODEC (Congo)


Les 22 et 23 novembre 2017, le CICM a organisé une formation à Pointe Noire au CONGO, pour les Elus des Conseils d'administration de la Fédération des Mutuelles Congolaises d'Epargne et de Crédit (MUCODEC) et des Caisses Mutuelles de Centre Afrique (CMCA).

La déontologie et la gouvernance ont été les thèmes majeurs de la formation.

Dans la recherche conjointe de conformité et de rentabilité, Monique GROC, Vice-présidente du CICM et Ronan LAUDEN, Chargé de mission au sein de l'équipe parisienne du CICM, ont expliqué le rôle de la gouvernance.

Un choix pédagogique innovant a été effectué : le sujet de la déontologie a débuté par un questionnaire sur la perception des apprenants de la déontologie. Cette démarche assumée a dérouté certains élus, habitués à aborder préalablement des concepts. Cette approche a permis d'animer les débats.

Nous avons donc lancé une réflexion sur les thèmes suivants :
- la déontologie
- la bonne gouvernance avec ses deux piliers que sont la conformité et la rentabilité,
- les bonnes pratiques au sein d'un conseil d'administration,
- le comportement d'un administrateur,
- la gestion des conflits,
- en conclusion, la notion d'ambassadeur.

Chacun des points a été présenté en partage avec Monique GROC qui a su apporter sa riche expérience, le tout avec une forte conviction.

Les Elus ont exprimé leur satisfaction et ont demandé à ce que cette formation soit élargie à d'autres élus.


L'actu
Réflexion stratégique sur l'avenir de la SIIMEC

LA SIIMEC est une société de développement informatique des logiciels de microfinance SIBANQUE 3 et 4.

Dans le cadre des échanges qui ont eu lieu lors du Comité de Pilotage et du Conseil d'administration de la SIIMEC, les partenaires se sont accordés sur le prochain plan stratégique.

Afin de répondre au mieux aux attentes des utilisateurs et dans une démarche de recherche de qualité, il est clairement apparu qu'il est nécessaire de renforcer le métier de maîtrise assistance d'ouvrage (MOA). Cette approche permet de faire l'interface entre la production informatique et les utilisateurs.

Cette nouvelle approche nécessite donc de renforcer les compétences en matière d'organisation et de gestion de projets.


3 questions à
Interview de Fabrice Tromeur :
7 ans de réflexion au CICM !





Quel regard portes-tu sur les 7 années passées au CICM, sur le terrain ?

Au cours des 7 dernières années passées au CICM, j'ai eu respectivement la responsabilité des Caisses Mutuelles du NIGER et du Burkina Faso. Ces deux pays sont parmi les plus pauvres au monde : les lieux de mission sont donc parfaitement indiqués pour combattre la pauvreté.

La misère s'accompagne malheureusement d'autres problèmes : la situation sécuritaire de ces pays s'est fortement dégradée au cours des dernières années. Plus qu'une dégradation, ces pays n'avaient jamais connus auparavant de problèmes de terrorisme. La démographie de ces pays et de nouveaux besoins (sécuritaires notamment) ne permettent pas une croissance économique profitant au plus grand nombre : ce qui rend notre action de plus en plus importante. Autre constante : le CICM a toujours été présent malgré les tempêtes et s'est souvent retrouvé seul à maintenir ses actions, là où d'autres ont baissé les bras.

Dans ce contexte compliqué, j'ai eu la chance de travailler avec des personnes de qualité (Elus et salariés) qui avaient en eux une foi sincère dans les valeurs d'entreprise et le goût de servir leur pays. En effet, les structures mutualistes sont citoyennes et permettent d'améliorer le quotidien des populations. A titre d'exemple, ce sont deux milliards de Francs CFA qui ont été injectés annuellement dans les économies par le biais du crédit (ces deux milliards correspondant aux dépôts des populations). C'est la preuve-même que la greffe mutualiste européenne peut s'enraciner en Afrique et ailleurs.

Des crédits pour quoi faire ? S'acheter sa parcelle (son terrain), son outil de production, son puits, payer la scolarité de ses enfants. Améliorer son quotidien et celui de ses enfants. J'ai connu des personnes qui ont gagné une des choses les plus importantes au monde : la fierté. La fierté pour une personne illettrée d'avoir un enfant scolarisé, la fierté de s'acheter une moto permettant la mobilité pour travailler (véritable image de réussite sociale et par là-même de respect d'autrui), la fierté d'avoir un compte.

D'une certaine façon, mes missions au CICM m'ont permis de me rapprocher davantage des actions des pionniers du Crédit Mutuel en France : souhaitons aux pays partenaires de faire aussi bien (et pourquoi pas mieux) que nous.


Une dernière mission avant ton départ : quid de l'élaboration et de l'animation de la formation commerciale prévue au Congo ?

Avant de quitter le CICM le 31 décembre prochain, je vais notamment animer une formation commerciale au Congo. Une douzaine de commerciaux ainsi que deux formateurs, salariés de notre partenaire congolais y participeront. Cette formation mettra en avant le conseil aux sociétaires, l'approche globale et la communication de nos valeurs mutualistes.

L'objectif est de livrer et de dispenser un module de formation complet adapté aux contextes locaux et de former in situ un groupe test, à charge pour le réseau de dupliquer ladite formation.

Cette dernière étape est pour moi un bon moyen de « boucler la boucle ». Le module est une synthèse des deux tiers de ma carrière en France, enrichi d'un tiers de contexte africain que j'ai appris à connaître pendant ma mission au CICM.


Quelle est la plus grande satisfaction que tu retiens de ton expérience au CICM ?

Sans hésiter un seul instant, ma plus grande satisfaction est d'avoir vu de nombreux collaborateurs progresser au sein des structures nigérienne et burkinabé. Leur mérite est grand, le changement n'est pas évident dans des pays traditionalistes, chaque effort coûte et il est parfois difficile d'aider l'autre en raison de fortes réticences.

Sur ce dernier point, je tiens tout spécialement à mettre en avant les femmes d'Afrique de l'Ouest qui ont su trouver au sein de nos structures mutualistes leur place alors que la société civile leur refuse encore aujourd'hui une parfaite reconnaissance et égalité.

Il est dit que l'avenir d'une nation est garanti par l'éducation et l'instruction des filles. La représentation très importante des femmes ayant des responsabilités - comme l'illustre la composition actuelle des organes de gouvernance des réseaux CMN et CMBF - sera également un guide pour les nouvelles générations.

Bravo à toutes ces femmes et à tous ces hommes pour leur confiance et pour leur travail. Doté maintenant de fortes racines africaines, je leur souhaite bon courage et à bientôt.

Kala tonton, Ce angima et Ambedoni* ! Ils comprendront.

(*) « au revoir, à bientôt » en djerma, haoussa et dioulla (dialectes nigérien et burkinabé).


3 questions à
Interview de Fatouma ZARA ABDOURAHMANE
récemment nommée Directrice générale adjointe du réseau CMN (NIGER)





Quel est selon vous l'impact de la microfinance au Niger ?

Au Niger, le secteur de la microfinance est très en retard en termes de développement et de couverture du pays. Le taux de bancarisation est de 9,8% inférieur à la norme de l'espace UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine) en 2016.



Eu égard au niveau élevé de la pauvreté, il va de soi que la microfinance doit être un acteur essentiel de l'inclusion financière, pour permettre un accès plus facile au financement en général et en particulier le financement du commerce et de l'agriculture. Cependant, les différents programmes présidentiels (programme spécial de TANDJA MAMADOU et les 3N de MAHAMADOU ISSOUFFOU) n'ont pas favorisé le développement du secteur en fragilisant les institutions de microfinance (appelées aussi SFD ou Systèmes Financiers décentralisés) qui y participent. L'ARSM, l'Agence de Régulation du Secteur de la Microfinance, au lieu de penser au redressement des SFD en difficulté a préféré la méthode répressive qui a conduit à la fermeture de plusieurs d'entre elles (de 163 SFD en 2009 à 40 SFD à nos jours).

Dans ce contexte difficile, les SFD et leurs implantations dans toutes les régions du Niger, doivent continuer à agir auprès de la population (en particulier auprès des femmes et des jeunes). Elles leur donnent l'opportunité d'épargner et d'emprunter à moindre coût pour leur permettre de réaliser et de consolider leurs projets. L'amélioration des conditions de vie doit permettre à ces populations défavorisées d'accéder à plus d'éducation, plus de santé, voire simplement plus d'autonomie alimentaire.

La réussite de l'inclusion financière passe par les acteurs incontournables que sont les Institutions de microfinance au Niger.
Après 3 mois passés au sein de l'UCMN, quels sont les constats majeurs que vous avez faits ?

L'Institution dispose de nombreux atouts mais reste fragile par bien des aspects. Après une restructuration importante (une diminution du nombre de ses points de vente et une réorganisation de ceux- ci), il faudra dynamiser les performances commerciales, compter sur son personnel qualifié, sur la gamme de produits adaptée et sur des zones d'implantation à fort potentiel pour relever les défis de l'avenir.

Dans un contexte économique et sécuritaire difficile, un important travail de réorganisation est entrepris dans le but d'assurer la pérennité du CMN.


Selon vous, quels sont les défis majeurs de l'UCMN pour les 18 prochains mois ?

Dans un contexte difficile, il me vient naturellement quelques priorités :
- la professionnalisation des salariés avec un vrai sentiment d'appartenance à l'UCMN ;
- la diversification du sociétariat pour permettre un accroissement significatif des produits et des services financiers, l'équilibre financier étant un enjeu majeur ;
- la maîtrise du portefeuille à risque dans un environnement économique et social peu favorable ;
- l'amélioration de la qualité des dossiers de crédit ;
- le renforcement par la formation des capacités des Elus et des salariés.



  L'édito
 
Mesdames, Messieurs,

L'équipe du CICM vous présente tous ses vœux pour cette nouvelle année ainsi qu'aux êtres qui vous sont chers.

La trêve de fin d'année est l'occasion de nous arrêter sur les faits marquants de l'année 2017 et de poser les grandes lignes de notre action pour l'année 2018.

Nous avons mis en œuvre, au cours de l'année passée, un nouvel outil d'évaluation de l'autonomie des réseaux. Cet instrument nous a permis de mesurer objectivement les progrès réalisés par chacun de nos partenaires d'un point de vue financier, technique et de gouvernance et par là même, d'optimiser notre partenariat tant en matière de formation, d'audit que d'organisation.

Une étape importante a été franchie vers la voie de l'autonomie des réseaux par la nomination à la direction des réseaux d'Inoussa W. KOUBAGUIE au Burkina Faso et de Marizell GRUTA aux Philippines. L'arrivée au poste de Directrice générale adjointe de Fatouma Z. ABDOURAHMANE au Niger et le départ du Secrétaire général au Congo s'inscrivent dans cette même logique.

La SIIMEC a poursuivi, conformément à la feuille de route, le développement du logiciel « Sibanque 4 » qui est une application internet accessible via un navigateur. Plus largement, une réflexion est engagée sur le rôle que devra jouer la SIIMEC auprès de ses utilisateurs à moyen terme.

Le dernier séminaire du CICM a rassemblé les sept responsables des réseaux ainsi que l'équipe parisienne. La thématique principale a porté sur la mesure de la performance sociale. Cette dernière est depuis de nombreuses années un enjeu majeur pour les institutions de microfinance. Les acteurs de la finance inclusive ont en effet, par nature, une responsabilité sociale envers leurs clients-sociétaires, les communautés et leurs employés. L'évaluation de la performance sociale que nous avons mise en place contribue à :
- la fidélisation de la clientèle et des salariés en s'appuyant sur une réputation renforcée ;
- l'amélioration de la qualité des services proposés en les adaptant à la demande ;
- l'optimisation de la performance financière ;
- la structuration de la communication interne et externe notamment auprès des bailleurs de fonds.

Après bientôt 40 ans d'existence, le CICM a poursuivi sa réflexion sur son modèle d'intervention technique. Cette démarche qui associe élus et salariés vise à optimiser et à repositionner son action face aux évolutions profondes de son environnement (risques pays, risques climatiques, mouvements de populations,.). Trois grands axes se dégagent :
- conduire les réseaux de microfinance à l'autonomie complète en termes de gouvernance, de finance et de compétences techniques ;
- faire du CICM, en s'appuyant sur l'expertise acquise en matière de microfinance mutualiste, le vecteur des actions internationales de la Fondation du Crédit Mutuel, à travers des projets d'aide à des populations ciblées (agriculteurs, femmes, jeunes.) en partenariat avec d'autres intervenants (coopératives, ONG, etc.) ;
- faire intervenir le CICM, à titre exceptionnel, dans le domaine de l'urgence, à l'image de l'implication du groupe en 2010 à la suite du séisme en Haïti.

L'année 2018 sera une année charnière pour le CICM dans la mise en œuvre de cette nouvelle approche qui devrait permettre aux valeurs mutualistes de trouver de nouveaux terrains d'expression.

Lucien MIARA
Président du CICM

Christophe BRINDEL
Directeur du CICM



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