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Visitez le site du CICM   N°07 | Juin 2017
 
L'actu
Elections de Présidents

Les réseaux des MUCODEC et du CMBF ont de nouveaux Présidents depuis leur dernières assemblées générales du mois d’avril.

M MOUGNENGUE BITANDA Florian, enseignant et Président de sa caisse locale de Mouyondzi depuis 2006 a ainsi été élu président de la Fédération des MUCODEC. Nous remercions par la même occasion
M Roger BOUDIMBOU qui a œuvré à consolider la vie sociale du Mouvement.

Au Burkina, M Matthias BASSOLE a été élu par la nouvelle assemblée des administrateurs. Engagé depuis 2015 années au sein du mouvement du CMBF, il remplace M Oumarou DIALLO que nous remercions pour son implication au service du CMBF.

M BASSOLE comme son homologue congolais croit aux vertus du mutualisme permettant à tout sociétaire de s’exprimer au sein d’un système démocratique. Ils comptent tout deux mettre à profit leur compétences pour faire avancer leur réseau vers davantage d’autonomie.


Ouverture d’une nouvelle agence au MSCCP

En 2016, le Conseil d’administration des MSCCP a voté un vaste plan de réorganisation et de réimplantation des agences sur le territoire du « Grand Manille ». La province de Laguna au sud de la capitale présentait de nombreux atouts de par son dynamisme économique et sa sociologie à la fois urbaine, semi-rurale et rurale.

La ville de Binan, 4e ville de la province avec 363 000 habitants, a naturellement été ciblée car idéalement située. Elle dispose d’un marché, de plusieurs écoles publiques et privées, un terminal de transport et du premier parc industriel des Philippines.

En amont de l’ouverture officielle de l’agence du 8 au 12 mai, les équipes du service marketing et des membres du réseau se sont mobilisés pour promouvoir la nouvelle ouverture grâce à la distribution de prospectus dans les marchés et la visite des mairies de quartiers. Cette démarche a permis de recruter de nouveaux sociétaires avant même l’ouverture des locaux.

L’inauguration a eu lieu le 15 mai dernier, en présence des membres du conseil d’administration du MSCCP, des responsables d’agence et de représentants officiels de la ville. Nous souhaitons beaucoup de réussite à l’équipe en charge de cette nouvelle agence. Si les résultats sont au rendez-vous, une autre agence pourrait renforcer le maillage commercial sur la province de Laguna.


Programme à destination des motos-taxis en Afrique
La dernière crise enclenchée en 2013 a considérablement affecté l’économie de la République Centrafricaine. Le secteur des transports, principalement urbains et inter urbains n’a pas été épargné.

L’insécurité grandissante avec des risques de braquages et de pillages
ont empêché les commerçants d’investir dans les transports en commun (taxis et mini bus), bien que la demande ne cesse d’augmenter. C’est ainsi que le développement des activités des motos-taxis informels a pris de l’ampleur.
Les motos importées de Chine se vendent sur le marché de Bangui six fois moins cher que des véhicules d’occasion servant de taxis. Bangui et sa périphérie comptabilisent à ce jour plus de 16 000 motos-taxis représentant une recette annuelle de plus de 3.5 millions d’euros qui relèvent de l’économie informelle.

Ainsi :
  • - Seuls 2% des motos-taxis disposent d’une carte grise,
  • - Seulement 4% des conducteurs des motos-taxis disposent d’un permis de conduire et d’une base des codes de conduite,
  • - Moins de 1% des motos-taxis souscrivent une police d’assurance. Le taux et les risques d’accidents trop élevés des taxis-motos constituent la raison fondamentale qui motive la quasi-totalité des assureurs à décliner l’offre de police d’assurance à destination des taxis-motos.
Il faut savoir que les hôpitaux et centres de santé de Bangui et sa périphérie enregistrent au minimum 27 victimes d’accidents de motos-taxis par jour.

Ainsi, fort de ce qui précède, l’association CENTRAIDE et le groupe NSIA (Nouvelle Société Interafricaine d’Assurance) lance le programme TAXIS-MOTOS OKO avec la participation des Caisses Mutuelles de Centrafrique. Ce programme vise deux objectifs :
  • 1- Permettre une identification fiable des taxis-motos
  • 2- Accompagner les acteurs de motos-taxis vers une régulation du secteur.
Pour ce faire, il est proposé aux conducteurs de motos-taxis des formations dans les domaines de la gestion des très petites entreprises (TPE), sur le code de la route et sur l’importance de la bancarisation pour les sortir du secteur informel.

L’implication des CMCA dans l’exécution du présent projet permettra à moyen terme d’accueillir de nouveaux sociétaires et de renforcer sa visibilité dans le secteur des transports. Les stands dédiés à l’identification des motos-taxis seront en effet installés dans les agences des CMCA permettant aux équipes commerciales de sensibiliser les conducteurs à l’ouverture d’un compte. Les CMCA négocient également avec l’Etat la possibilité que les taxes soient payées directement dans les guichets CMCA.



3 questions à
Jean François YOUF
Directeur Général de la SIIMEC



Elément clé de l’organisation du CICM, la SIIMEC est depuis 11 années en charge du développement de la solution informatique permettant de traiter les données clientèles, comptables et bancaires des réseaux.
Face aux exigences grandissantes des institutions financières, la SIIMEC doit régulièrement adapter son offre. Depuis plusieurs mois, l’équipe travaille sur l’élaboration d’une nouvelle version de Sibanque, la quatrième. Jean François Youf, Directeur Général de la SIIMEC nous éclaire sur ce projet.
Quelles sont les évolutions proposées par sibanque4 par rapport à la dernière version du logiciel actuellement proposée dans les réseaux partenaires ?

Pour les sociétaires, il y aura assez peu d’évolution « visibles ». Néanmoins, Sibanque4 permettra notamment de mettre en place un système de gestion des flux, première base pour une solution de SMS Banking. Cela signifie par exemple que les sociétaires auront la possibilité de recevoir une alerte SMS en cas de débit d’un compte supérieur à un certain montant.

Pour les exploitants, il y aura de profondes modifications dans l’architecture du logiciel. Ces dernières permettront de centraliser toutes les opérations d’exploitation et de maintenance qui nécessitaient auparavant un déplacement dans chaque point de vente. Les personnels dans les réseaux vont devoir nécessairement monter en compétence en matière d’optimisation de base de données et de serveur pour permettre à Sibanque4 de fonctionner à pleine capacité.

Ce seront les utilisateurs au quotidien qui verront le plus de différence. En effet, Sibanque 4 est une application WEB, accessible via un navigateur. Il y aura donc beaucoup de réflexes à repenser, la navigation sera totalement différente par rapport à Sibanque 3, qui est une application « windows » classique. Le travail de formation, et de conduite du changement au sens large, sera donc primordial pour une bonne prise en main et utilisation au quotidien de l’outil.

Quelles sont les prochaines étapes pour la SIIMEC en vue de la livraison en septembre 2018 ?

Sur le plan technique, à l’heure actuelle, le projet est découpé en « micro tâches » et chaque réalisation constitue en elle-même une étape. Néanmoins, certains indicateurs sont suivis mensuellement pour identifier d’éventuels écarts avec le chiffrage réalisé début 2017. Sur le plan humain, les prochaines étapes importantes seront le renforcement des équipes, à la fois dans le domaine du développement et dans les outils de migration.

Quels sont les moyens mis en œuvre pour développer sibanque4 et les problématiques rencontrées ?

Les moyens techniques mis en œuvre sont à la pointe de la technologie. L’exploitation de la plate-Forme Cloud AZURE de Microsoft (plateforme de test) permet d’une part de travailler en étroite collaboration avec l’équipe basée à Paris et d’autre part d’avoir une plateforme en ligne, qui évolue jour après jour, afin que notre pilote, les MUCODEC, puissent s’y connecter pour anticiper au mieux la conduite du changement et la recette.
Les problématiques techniques rencontrées sont inhérentes à ce type d’outils, à savoir la disponibilité et la capacité de la connexion Internet. Cependant des solutions ont été mises en œuvre pour que ces épiphénomènes ne freinent pas le talent de nos équipes.
Les problématiques fonctionnelles rencontrées, liées au peu de formalisation des règles de gestion, sont sous-surveillance permanente, afin de continuer à respecter notre volonté d’amélioration continue.
Du point de vue de l’équipe, des changements sont intervenus depuis le début du projet en 2014. Ceci fait partie de la vie d’un projet, mais la mobilisation de l’équipe et la qualité de leur travail et de leur sens de l’intégration permet « d’amortir » ces mouvements d’effectifs.
En conclusion, comme dans tout projet de cette ampleur, nous rencontrons des obstacles, mais nos compétences et notre mobilisation permettent d’y faire face à chaque instant.




Portrait
Un nouveau Président au CICM

Entré au Crédit Mutuel en 1973 dans la Fédération du Centre, Lucien Miara est comme il aime à le dire un « pur produit Crédit Mutuel ». En 1978, il rejoint la jeune Fédération du Crédit Mutuel Méditerranée et obtient la direction de la caisse d’Avignon pour laquelle il a assuré l’ouverture. Fort de cette expérience réussie, il devient directeur régional, puis directeur de réseau jusqu’à devenir directeur général de la Fédération. Homme de terrain et de conviction, il continue son action au Crédit Mutuel en devenant Président de sa Fédération une fois sa carrière professionnelle achevée.

Lors de la dernière Assemblée générale du CICM, M. MIARA a été élu Président.
C’est une fonction qu’il prendra à bras le corps pour accompagner le CICM vers l’avenir. Nous remercions en même temps M. André HALIPRE pour son engagement en tant que Président depuis 2012. M HALIPRE reste administrateur du CICM et continuera d’agir dans la mission confiée au CICM comme il le fait depuis 2001.
L'édito
 
Lors du séminaire du CICM de 2016, nous avions présenté le nouvel outil d’évaluation de l’autonomie des réseaux. L’élaboration de cet outil s’inscrit dans une démarche de mise en lumière des progrès à réaliser sur chacun des réseaux d’un point de vue financier, de gouvernance et technique notamment dans la montée en puissance de cadres locaux.

Notre séminaire 2017, accueillant l’ensemble des responsables des réseaux à Paris au siège de la Confédération du Crédit Mutuel du 27 au 29 juin, continue dans cette voie de l’autonomisation. Le séminaire a permis ainsi aux représentants des différents pays d’exposer la situation de leur réseau et d’échanger sur leurs problématiques de terrain. Cette année encore nous avons choisi de mettre en avant une thématique cruciale pour les acteurs de la microfinance à savoir l’élaboration d’un outil permettant de mesurer l’impact social (et peut être demain l’impact sociétal) de nos actions.

Grâce à cet outil, il nous sera possible de communiquer, de nous comparer aux autres acteurs et de valoriser nos démarches tant envers les bailleurs de fonds institutionnels qu’envers les équipes dans nos réseaux. Il nous sera également plus facile d’optimiser nos actions en fonction de leur impact.
Christophe BRINDEL
Directeur du CICM



Du Lien

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